mardi 22 octobre 2019

Nous pouvons éviter de nous endurcir... et retrouver la compassion comme société

Tuerie dans une mosqué de Québec

Quel triste documentaire sur la vie du jeune responsable de la tuerie dans une mosqué de Québec. Ce pauvre garçon fut victime d'harcèlement de plus en plus sévère à l'école à partir de la 4e année jusqu'au résultat qu'on connait. Pourtant, il avait de très sympathiques parents et il était d'une belle petite famille....

Le harcèlement par des enfants à l'école

Au début il s'est plaint... il y eut des interventions, mais sans résultat. À force de ne pas trouver d'aide efficace, il cessa de se plaindre, et en rétrospective, nous voyons qu'il intériorisa sa souffrance en un désir de se donner la mort. La crainte d'intensifier le harcèlement à son égard l'a privé de solution, et dans ce guet-apens intérieur, sa souffrance se transforma en heine et en un désir de se venger.... La spirale dans le noir a pris de l'ampleur jusqu'au désastre.

Pourquoi les éducateurs et administrateurs n'ont-ils pas pu agir efficacement? Pourquoi les parents et la parenté, les amis et les voisins n'ont-ils pas pu intervenir à leur tour pour trouver une solution? Pourquoi le harcèlement entre enfants devient-il si persistant, est-il si difficile à enrayer?

Notre société moins capable d'enrayer ce fléau?

Plus important, nous tous, pourquoi à certains moments nous sentons-nous démunis face aux défis de la vie? Comment en sommes-nous venus à une telle perte de prise en charge au sein de notre société? Pourtant les jeunes parents que je connais sont si attentifs à leurs enfants, si prêts à venir à leur aide, et à prendre leur part quand ils ont raison de se plaindre tant à la maison qu'à l'école ou à la garderie.

Je suis assez vieux pour me souvenir d'un autre Montréal, d'un autre Québec, d'un autre Canada. Le monde des adultes n'était pas meilleur en tant que tel, et notre monde des enfants n'était pas meilleur lui non plus... nous étions tous aussi humain que les gens le sont aujourd'hui. Mais alors, qu'est-ce qui a changé? Qu'avons-nous peut-être perdu?

La révolution "tranquille" de 1960 fut une manifestation d'une longue détresse 

Il faut reconnaître honnêtement que l'être humain a connu la détresse - personnellement et aussi en société - depuis les débuts de son existence. Notre espèce - "homo sapiens sapiens" est la dernière à survivre et qui a éclipsé toutes les autres.

Pour ce qui est du Québec, nos ancêtres ont connu et les guerres et les alliances avec les peuples autochtones, la guerre entre l'Angleterre et la France, la conquête, les effets du jansénisme, les attentats de conquête par les Américains, les grandes vagues d'immigration des jeunes vers les États de la Nouvelle Angleterre, et la croissance de l'éducation pour tous.

Les décalages entre la foi catholique traditionnelle et le courant janséniste, entre la société rurale / agricole et l'industrialisation, entre le développement en province et l'urbanisation, entre la culture catholique chrétienne et les courants rationalistes ont vu naître des courants de prise d'autonomie un peu partout. Les chansons "à répondre" permettaient aux gens de s'en donner à coeur joie dans des histoires parfois très osées en réaction à une Église trop moralisante.

Sans doute qu'il y eut vers 1940 une "révolution tranquille intellectuelle" dont les auteurs de file proposait un "bien commun" et le progrès dans une société sans Dieu, sans la foi, à titre indépendant par l'être humain pour la société humaine. La "révolution tranquille politique" déploya cette pensée dans les institutions de l'État en réponse aux besoins de l'heure; alors que les évêques du Québec étaient, en gros, dépassés par ces développements, et entre eux n'avaient pas les moyens de mieux adapter ou ajuster leurs institutions au service de l'enseignement et de la santé en réponse aux grands changements et défis démographiques.

La prise en charge de l'éducation par l'État

À la "petite école" comme au secondaire - avant les vagues successivement plus intrusives les unes que les autres de "réforme scolaire" entreprises par le Ministère de l'Éducation du Québec - les éducateurs et administrateurs se sentaient pleinement autorisés d'agir et d'intervenir durant les heures d'école pour solutionner tout problème qui pouvait survenir. Je parle des années cinquante et soixante - de 1955 à 1966. Je ne suis pas un naïf pour penser que c'était parfait, non, il y avait des "caves" en ce temps-là comme il peut y en avoir aujourd'hui. Mais en gros, on se prenait en charge.

Au cours des années - durant toute cette période des réformes scolaires - en tant que prêtre je visitais souvent les écoles et même les classes et j'ai connu beaucoup d'enseignants, j'ai entendu plein de plaintes que les enfants arrivaient à l'école de moins en moins "humanisés", de moins en moins "civilisés", c'est-à-dire de moins en moins conscients du bien-être ou des sentiments de leurs voisins, les autres petits enfants autour d'eux. Il y avait de plus en plus de petits qui ne réalisaient pas quand ils faisaient mal aux autres, comme s'ils en étaient complètement inconscients.

L'encadrement des enfants s'est-il affaibli?

Il y a soixante ans il y avait plus d'ordre, plus de discipline, moins de distractions numériques tant à l'école qu'à la maison. Toute interruption de la classe était immédiatement notée, saisie, et disciplinée. J'ai d'excellents souvenirs de mes enseignants comme de mes directeurs d'école. Nous étions très étroitement encadrés, et nous ne doutions pas que ces éducateurs avaient notre bien-être à coeur.

À la maison, Maman ne se faisait pas de complexe de nous punir, rarement en nous touchant, mais à quelques occasions, oui. Papa n'avait qu'à nous regarder ou à montrer son mécontentement pour nous impressionner de son amour et de son autorité, et de nous motiver à l'obéissance et au respect.

Dans le voisinnage, si on faisait un "mauvais coup", un voisin nous amenait chez nous pour en donner un compte rendu à Maman qui ne tardait pas à nous faire la leçon.

En quoi la situation des éducateurs et des parents est-elle devenue dans certains cas précaire?

L'ère des "réformes scolaires" au Québec

À partir du "Rapport Parent" de 1964 le Ministère de l'Éducation et le Gouvernement du Québec ont saisi le système de l'éducation des autorités traditionnelles en place - ce qu'on pourrait appeler une alliance entre l'Église et les éducateurs laics. Au début, à toute fin pratique, il semble que les chefs d'état avait pleinement l'intention de collaborer davantage avec l'Église et ses institutions, mais il y eut une nette prise de position de faire passer de l'Église à l'État la prise en charge.

Compte tenu des courants intéllectuels, c'est sans doute inévitable qu'en fin de compte les agents de l'état, les politiciens et les agents de la fonction publique, en sont venu à ne pas se gêner pour déclarer - directement ou indirectement - leur mépris pour le système d'éducation qui les avait précédés, qui les avait formés et dont ils étaient les produits, les gradués. Une telle myopie fait problème, il semble.

Je ne me souviens pas d'avoir souvent entendu de la part de fonctionnaires, de politiciens, d'artistes, ou de toute personne se trouvant "sur une tribune" quelqu'expression de reconnaissance pour tout ce qu'ils avait reçu de la part de leurs éducateurs, à quelques exceptions près. Une personne que se donne trop facilement au mépris risque de devenir méprisante et, par le fait même, risque de se tenir soi-même indemne et à l'épreuve de toute auto-évaluation ou critique. C'est dangéreux, ça.

Durant toutes les années de mon adolescence et plus tard, j'ai trop souvent compris avec quel mépris notre société en général et ses institutions en particulier s'en sont pris contre les générations qui les avaient précédés pour leur imputer la responsabilité pour tous les malheurs imaginables. Un jour, étant tanné d'entendre un vieux s'en prendre à l'Église pour avoir "forcé" les parents à avoir une douzaine d'enfants ou plus, je lui ai demandé, tout bonnement, combien ils étaient dans sa famille. 17. "Et vous, où en étiez-vous?" 8e. "Donc, si je vous comprends bien, vous auriez voulu que vos parents auraient pu faire la contraception pour n'avoir que 2 ou tout au plus 3 enfants, ou encore ils auraient pu avoir recour à l'avortement? Mais à ce moment-là, vous n'auriez pas vu le jour?" SILENCE....

À chaque fois qu'il était sujet d'un trouble en société, on tenait responsable, incompétent, incomplet le système scolaire et les enseignants, ou encore l'Église, ou les deux. À tout coup on se précipitait pour écarter la présence, le rôle, la participation de l'Église et de ses agents de pastorale, tout en refoulant sur le  système scolaire et les enseignants et leurs administrateurs des "solutions" conçues dans les "tours d'ivoire" des grandes villes. Et à chaque vague d'intervention, de la part du Ministère et du Gouvernement pas trop souvent d'auto-évaluation, du moins, pas aux yeux du grand public.

Réformes et mesures se sont succédées les unes après les autres jusqu'au point où le système scolaire soit devenu méconnaissable. Encore une fois, je ne me souviens pas d'avoir entendu en tribune publique ni le Ministère ni le Gouvernement du Québec se donner à un exercice d'auto évaluation pour se poser la simple question: "Quel effet nos interventions ont-elles sur les enseignants, les écoles, les enfants, leurs parents, les familles, et enfin, notre société?

La mobilité sociale et la croissance démographique

Durant toutes ces décennies, nous avons observé une grande désintégration sociale en raison d'une plus grande mobilité des gens, de la grande croissance démographique et l'arrivée de nombre d'immigrants de toute part du globe, et de la perte de stabilités culturelles. Les réformes scolaires ont sans doute accompli certains progrès sociaux, mais en même temps, la compétence et l'autorité pour agir au niveau local - tant à l'école qu'à la maison - a été obscurci ou éclipsé en quelque sorte.

Les instances de la fonction publique au niveau de l'état est en grande partie responsable pour l'érosion de la prise en charge des enfants par les intervenants sur le terrain. L'école du quartier connait moins ses enfants qu'autrefois. Beaucoup de parents n'appuient moins les enseignants de leurs enfants qu'autrefois. Apparemment.

En plus, les coupures budgétaires par l'État a diminué le nombre de professionnels à l'appui des enseignants. On ne prend pas au sérieux les plaintes de la part des enseignants: classes trop nombreuses, trop d'enfants troublés intégrés avec les enfants qui peuvent apprendre plus facilement. Ensuite il y a les problèmes d'inculturation et d'intégration pour les nouveaux immigrants et les défis tant pour les éducateurs que pour les enfants qui les accueillent.

Je crains aussi qu'un effet secondaire de toutes ces réformes inlassables de la part de l'État ait été de se substituer à l'autorité naturelle des gens sur le terrain: enseignants, écoles,  administrateurs, parents, et tout citoyen, sans parler de l'Église catholique et des autres églises.

Non. Il ne faut surtout pas parler d'églises, ni de religion, ni de Dieu. Surtout pas. Pas dans un monde qui ne fait confiance que dans la science, la technologie, les arts, les sciences humaines, et, bien sur, la politique.

Nous avons perdu l'alliance Église / Paroisse / Dieu / Religion / Famille / École / Voisinage

Dans toute l'histoire du Québec il y a eu alliance entre l'Église et le pouvoir civique et politique pour assurer la survie du peuple avec sa langue, sa culture, et sa foi telle qu'exprimée dans sa religion. Une des stratégies fut la "revanche du berceau" en réponse à la conquête par "les anglais" au 18e siècle.

Malheureusement, en parallèle, la foi catholique chrétienne fut infectée par l'hérésie du jansénisme en provenance de la France. Le principal résultat fut que, en gros, l'Église est devenue plus moralisante qu'évangélisante. Autrement dit, trop souvent les curés et prédicateurs mettait plus d'emphase sur la morale que sur le bienfait d'être aimé par Dieu et de l'aimer en retour. Il a continue d'y avoir de saints prêtres et religieux qui offrait plutôt cette approche vivifiante, mais ceux qui en étaient incapable ont fait malheureusement leurs ravages.

Pourtant, dans la symbiose société - église / paroisse / Dieu / religion / famille / communauté locale - il y avait partout - quoique à des degrés variables - une qualité d'humanité qu'à toute fin pratique nous avons perdue, et ce, pour le pire.

Ce sera toujours vrai que l'être humain a une capacité pour reconnaître et désirer ce qui est bon et bien. Cependant, notre société et sa culture, ou ses cultures, ont une soif insatiable pour le plaisir et la libération de toute contraintes, dans une course presque effrenée vers "le bien"; mais ce qui semble trop souvent perdu et la quête d'une plus grande humanité et le désir de devenir une meilleure version de nous-mêmes. Au fond, c'est vers cela que l'Évangile de Jésus Christ est orientée.

En l'occurrence, l'état prétend mieux savoir que les parents ce qui est désirable pour leurs enfants, et de plus en plus se substitue à leur autorité naturelle. Il en a fait de même d'abord avec les enseignants.

Maintenant que nous en sommes là, impossible de faire marche arrière. Les prêtres et religieux sont en diminution, sinon disparition. Nous avons perdu toute une "armée" de prêtres, religieuses, et religieux dont la présence et les services ont été d'une valeur incalculable pour notre société en général et pour les personnes et les familles en particulier.

Oui, il y a eu des abus, et nous prenons nos responsabilités

Encore une fois, je ne suis pas un naïf, je ne nie pas le fait que des prêtres et des religieux - faute d'être suffisamment humain - ont monstrueusement abusé d'enfants et d'autres personnes vulnérables. Là où il y a des personnes humaines, il y aura toujours de graves problèmes et défauts d'humanité.

Regardez le fléau d'abus de personnes âgées dans les centres d'hébergement. On n'ose pas trop en parler parce que l'état admet difficilement ses défauts, ne prend pas responsabilité pour les effets directs et indirects de ses intrusions. Quand Jésus à déclaré que celui qui était sans péché pouvait lancer la première pierre à la femme accusée, tous les accusateurs, humiliés, ont quitté. Ça fait du bien de se prendre en charge et de faire son propre inventaire avant d'accuser autrui.  Je suis le premier à prendre à coeur la critique et d'écouter les plaintes à mon égard. C'est salutaire.

 Actuellement, au moins l'Église, pour sa part, prend ses responsabilités à tout égards, et ce, par le monde entier. La prise en charge n'est pas parfaite, n'est pas universelle, mais peu à peu elle se fait. Ce qui plus est, la société accuse un énorme retard sur l'Église à ce chapitre. Ce sont les faits que la grande majorité des abus sexuels se font dans l'enceinte même de la famille et aussi aux mains de proches ou d'agents des diverses institutions publiques.

Avant la crise des abus dans l'Église, le tabou était à ce point complet que rarement les médias en parlaient, et ce n'est qu'avec grande difficulté qu'un parent croyait son enfant qui se plaignait d'avoir été "touché". Au moins, maintenant que le tabou a été brisé, et en tant que société, nous commençons à prendre nos responsabilités et à écouter les plaintes et les prendre au sérieux.

Une société caractérisée par le mépris devient incapable de gratitude

Pourtant tout ceux qui ont maintenu des contacts avec le clergé et les religieux ont en général gardé de bons souvenirs et les ont appréciés. Cependant, le mépris collectif envers tout ce qui est religion, église, prêtres, et religieux, et même envers les enseignants - vous n'avez qu'à interviewer ceux qui malgré tout continuent courageusement d'enseigner dans nos écoles pour entendre avec quel mépris les parents trop souvent traitent ceux qui enseignent leurs enfants. Les parents à leur tour font objet d'un mépris institutionnel à leur égard de la part de l'état. Vous n'avez qu'à scruter le nouveau programme d'enseignement sexuel.

La situation est tellement grave que nous ne pouvons plus attendre que les institutions publiques se réforment de leur propre gré, ou s'attardent pour évaluer et prendre responsabilité pour leur propre part dans l'érosion de l'autorité et la compétence pour agir de la part des enseignants et des parents.

L'heure de passer à l'action - nous tous - chacun dans sa sphère de responsabilité

Notre choix est simple. Soit qu'on se contente d'être un citoyen impuissant et de laisser l'état se préoccuper de tous nos problèmes; soit qu'on se prenne en charge, tous et chacun, pour prendre notre place et faire tout ce que nous pouvons pour humaniser davantage les milieux dans lesquels nous vivons et travaillons.

On a beau mépriser l'Église catholique, mais au moins cette culture et ces générations étaient porteurs d'un objectif collectif et partagé: que chacun fasse de son mieux pour devenir le plus humain possible et qu'il soit le meilleur voisin possible pour son voisin, partout et à tous les niveaux.

Ce n'était pas parfait, parce que partout où il y a des personnes humaines, nous trouverons des défauts mais vaut beaucoup mieux marcher ensemble et nous encourager les uns les autres à faire notre mieux que de laisser tomber les bras. Quels que soient nos défis actuels, nous n'avons pas besoin de la permission de l'état pour continuer de prendre à coeur le bien-être des personnes vulnérables qui nous sont confiées.

Peu importe comment les autres s'aquitte de leurs responsabilités - pour ma part je peux continuer de m'engager pleinement, de faire de mon mieux, de bien documenter mes prises de position et mes interventions, tout en allant de l'avant sans crainte. C'est réel et vrai que quand on fait confiance au Bon Dieu Il devient notre appui, notre renfort. Quand je prie pour et avec les gens de tout âge qui me sont confiés, Dieu agit pour leur bien et me vient en aide. La preuve est dans les résultats.

Si nous nous prenons tous en charge, peut-être qu'il n'y en aura plus de jeunes si harcèlés, méprisés et maltraités qu'ils deviennet suicidaires ou meutriers....

Autre avantage de garder Dieu dans le portrait: au lieu de nous autosuffir pour nous rendre compte qu'en bout de ligne nous ne pouvons pas nous suffir à nous-mêmes, en faisant de la place parmi nos meubles au Créateur de l'Univers, nous pouvons mieux respirer et retrouver espérance, et nous encourager les uns les autres, tout en recevant de sa part une aide spirituelle et intérieure qui nous rend plus efficaces et coopérateurs.

Alors, bon courage à tous et à toutes, et à la grâce de Dieu.

mardi 15 octobre 2019

Comment allons-nous voter? Les jeunes, voteront-ils?

Nous voilà dans les derniers jours avant le jour du scrutin au Canada, lundi prochain, le 21 octobre 2019. La question se pose toujours: comment allons-nous voter? Comment vais-je voter?

Il y a sans doute des saisons de la vie où la question ne se pose peut-être pas ou plus.... Il était possible autrefois de se trouver bien dans un certain parti politique ou avec un certain chef, et il semblait tout naturel de continuer dans la même direction....

Tout est maintenant changé... le monde n'est plus le même... le climat change inexorablement et seuls les plus bornés continuent de croire qu'il n'y a pas de problème.

Les glaciers fondent... mais c'est pas grave... les forêts disparaissent... les eaux des mers montent en température et l'air se réchauffe aussi, mais c'est pas grave... les tempêtes deviennent de plus en plus fortes et dévastatrices, mais c'est pas grave... apparemment 90 % des requins dans nos océans ont été détruits - en gros pour faire de la soupe de leurs ailettes en Chine, mais c'est pas grave... pleins d'autres espèces dans les mers, sur terre, et dans les airs diminuent et disparaissent, mais c'est pas grave.... Un instant!

Il faut attendre quoi pour reconnaître que la situation est grave? Faut-il attendre de se retrouver en plein scénario apocalyptique de "fin du monde" pour commencer à croire que nous avons un gros problème qui concerne la population de toute la planète Terre?

C'était encourageant de voir 500,000 personnes manifester il y a quelques semaines leur souci pour des actions immédiates et concertées en faveur du climat, mais est-ce que ces manifestations vont se traduire en votes?

Il y a trop de sociétés en affaires, en finances, et toutes sortes d'activités et d'occupations qui ne se préoccupent que des profits pour les quelques personnes qui en sont propriétaires ou actionnaires principaux, sans pour autant se préoccuper de créer et maintenir des emplois ou s'occuper des travailleurs, ou qui évitent de payer leur juste part de taxes en vue du bien commun....

Les sociétés qui se comportent ainsi ne sont que des parasites qui exploitent la Terre et ses habitants.

Pourtant il y en a parmi nous qui se réveillent, peu à peu, et qui envisagent une autre façon de "faire des affaires". Il y a même des sociétés qui appartiennet entièrement aux travailleurs eux-mêmes et qui s'occupent de la gestion, de la mise en marché, de la production, et la qualité de production et de service, et qui payent leur juste part des taxes. Ce sont des sociétés qui sont devenues des membres qui contribuent beaucoup plus effectivement à la croissance de leur pays et au bien commun.

C'est une très bonne chose de voter. Votons! Mais occupons-nous aussi de développer des versions beaucoup plus créatrices et bénéfiques du capitalisme qui met en pratique plus effectivement les principes de la démocracie.

Que Dieu le Créateur nous éclaire par sa sagesse, nous inspire et nous fortifie par son esprit, et nous appaise et nous encourage par son amour.

mercredi 10 avril 2019

Madonna House Apostolate - Une communauté apostolique

Ce mois-ci je suis à Madonna House Apostolate... Vous pouvez voir leur site à www.madonnahouse.org

Depuis 1992 je suis prêtre associé de MHA. Il s'agit d'un apostolat laïc composé d'environ 140 femmes, 35 hommes, et 20 prêtres tous unis par un engagement à vivre l'Évangile de Jésus Christ et de le proclamer avec sa vie. Ils sont réparties en 18 maisons en divers champs d'action de par le monde entier en plus du centre d'entraînement à Combermere, Ontario, Canada. Ils ont une maison à Rimouski depuis 2011.

De la mi-décembre au milieu de janvier, je me suis immergé parmi eux ici au Centre pour un mois afin de vivre à plein toute la richesse de nos traditions chrétiennes catholiques et aussi orientales pour l'Avent et la saison de Noël, et après être retourné chez moi pour 2 mois, je suis revenu samedi dernier pour une nouvelle immersion parmi eux, cette fois pour le Carême, la Semaine Sainte, l'Octave de Pâques, et la Fête de la Divine Miséricorde.

Hier ce fut ma fête! Eh oui, il y a 70 ans Maman m'a mis au monde et elle et Papa m'ont initié à la riche vie qui est la nôtre en ce monde. Avant que je naisse, elle a entendu l'horloge sonner les coups de minuit vendredi soir; donc je suis né au début de samedi la fin de semaine du dimanche des Rameaux et de la Passion de Jésus.

Le jour de ma fête j'ai eu le plaisir et le privilège de fêter ma gratitude envers le Bon Dieu pour le don de ma vie en compagnie de ces braves gens - les membres de MHA et aussi les autres invités comme moi.... Après la vaisselle du petit déjeuner les dames de la cuisine m'ont convié à me joindre à elles pour qu'elles me fêtent en même temps que 2 d'entre elles - une qui est membre et l'autre une invitée... un beau moment de fraternité joyeuse....

En après-midi on nous a mentionné tous les 3 dans les prières de la Messe après l'homélie....

Au soir ce fut au tour des prêtres parmi lesquels je vis pour tout le mois de sortir une bouteille de Merlot et du fromage maison et des croustilles pour rendre grâce à Dieu pour le don de ma vie.

Voilà un avant-goût du paradis je crois que de vivre ainsi ensemble en famille.... Je crois que c'est probablement la plus grande "famille" dans laquelle j'ai eu a célébrer l'anniversaire de ma naissance.

Que Dieu vous bénisse, vous et vos familles!