lundi 19 octobre 2020

Commentaire en réfléchissant à l'article publié dans Le Devoir le 16 octobre, 2020: "Code vestimentaire: des filles jugent les directions d’école bien culottées"


 "Code vestimentaire: des filles jugent les directions d’école bien culottées

Article écrit par Jessica Nadeau et publié par Le Devoir le 16 octobre, 2020

Code vestimentaire au secondaire – quels sont les enjeux ?

Commentaire par Gilles A. Surprenant envoyé par le site du Devoir à Jessica Nadeau.

Bonjour Jessica, merci pour cette pièce. Avec habilité vous avez dénichez pleins d'enjeux dans cette histoire. Avec respect pour les "joueurs" vous avez en effet écrit un plaidoyer pour la sympathie envers eux. En effet je sympathise avec les jeunes filles qui se sentent suffisamment responsables pour choisir leurs vêtements et avec les anciennes qui se rappellent leur "humiliation" en ayant à marcher la "walk of shame" devant les surveillants en entrant à l'école.

Leur frustration au manque apparent de dialogue se joue contre le besoin de ces établissements d'éducation de jouer des meilleures conditions possibles pour la réussite scolaire de leurs étudiants. Je me souviens des années où les écoles secondaires publiques sombraient dans la faillite d'un trop grand nombre de leurs étudiants et comment plusieurs d'entre elles se sont rehaussées en adoptant un régime emprunté des écoles privées avec leurs codes et leurs valeurs plus strictes.

Aucune des personnes impliquées dans ce conflit n'a parlé des autres enjeux tous aussi importants dans ces milieux scolaires fréquentés par les adolescents des deux sexes. Les garçons éprouvent souvent le besoin d'apprendre et de performer en eux-mêmes mais aussi de façon compétitive mais qui est parfois bloqué par leur besoin d'appartenir aux groupes de leurs semblables (garçons) entre eux mais aussi "face aux filles". Là aussi ils aimeraient se distinguer.

Pour leur part, les filles aussi veulent apprendre et performer en elles-mêmes et aussi de façon compétitive - c'est tout naturel pour la personne humaine - mais elles aussi ont un certain besoin d'appartenance aux groupes de leurs semblables (filles) entre elles mais aussi "face aux garçons".

Ensuite il y a tout les "jeux de leurs développements sexuels respectifs" dont ils sont sans doute trop souvent inconscient - surtout dans le sens de la conscience qu'ils ou elles peuvent avoir de les effets qu'ils ou qu'elles peuvent avoir sur les autres. Tout cela se concerte pour créer un environnement sans doute très intense et parfois tendu, et les directions d'école ont raison en déclarant qu'ils sont responsables pour en quelque sorte protéger les plus vulnérables des pressions excessives qu'ils ou qu'elles pourraient souffrir.

Devant les tribunaux, toute déclaration des accusés, des victimes, et des témoins doivent être soigneusement pesées et vérifiées; car il ne suffit pas de la sincérité pour établir la vérité, qui est souvent  complexe parmi les personnes humaines, et la justice.


Que les jeunes aiment ou n'aiment pas ça, ils et elles doivent apprendre à se comporter non seulement en fonction de leurs droits, mais aussi de leurs responsabilités dans tous les "théâtres sociaux" où nous avons à apprendre à choisir de vivre la solidarité pour le bien commun. Les garçons aussi doivent prendre soin de ne pas porter des pantalons trop serrés qui accentueraient de façon trop dramatique leur "équipement sexuel". Il en va de même pour les filles à réaliser que leur choix de vêtement ou de sa longueur met en question la mise en évidence de leurs attraits féminins.

Les deux - et les garçons et les filles - auraient intérêt à réaliser qu'à leur âge, ils n'ont pas besoin d'accentuer leurs vertus pour se faire remarquer des autres - ni celles ou ceux du même sexe ni les autres. La question que les deux pourraient avec avantage se poser serait peut-être celle-ci: "Est-ce que je préfère qu'on fixe son regard sur mes attributs sexuels, ou qu'on entre plutôt en échange personnel avec qui je suis à l'intérieur de moi? Le vieux dicton demeure vrai: c'est l'œil qui est la fenêtre de l'âme.

Merci pour tout ce que vous faites à notre service.